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La Caspienne

     La mer Caspienne, avec une surface de 424 200 km² et d’une profondeur moyenne de 170 m, est le plus grand lac du monde. Elle se partage entre l’Iran, l’Azerbaïdjan, la Russie, le Kazakhstan et le Turkménistan. Les côtes de la Caspienne s’étendent sur 657 km en territoire iranien. Avec une altitude de -28 m, la plaine méridionale de la Caspienne est la plaine la plus basse d’Iran. Le rivage méridional de la Caspienne s’étend comme une bande couverte de belles forêts denses. A l’heure actuelle, le territoire iranien comprend 7,6% de forêts (12 526 282 km²) dont 19% sont constituées par les forêts du sud de la mer Caspienne.

Les provinces de Guilan, de Mazandaran et de Golestan occupent toute la zone côtière du nord de l’Iran. Elles s’étendent respectivement d’ouest en est et présentent une topographie variée. La côte reçoit de 1500 à 1800 mm de précipitations par an et se prête à la culture du riz, du thé, du coton, des olives et des agrumes. La mer Caspienne se situe à une trentaine de mètre au-dessous du niveau de mer. L’occupation humaine sur la côte est très dense.

     La chaîne de l’Alborz, qui constitue un obstacle très difficile entre le plateau iranien et les basses terres du littoral de la mer Caspienne, empêche les nuages de la mer d’atteindre l’intérieur du pays. En conséquence, si les flancs nord de l’Alborz sont recouverts d’épaisses forêts, ses flancs sud sont pratiquement dénués de végétation. Le versant nord du massif abrite une faune importante. La chaîne se prolonge du nord-ouest au nord-est où les montagnes sont moins hautes. Les contrastes s’établissent alors de l’ouest en est, en fonction de l’humidité plus ou moins grande, de la densité du tapis végétal et des groupes ethniques.

     L’Alborz compte plusieurs pics, au-dessus de 4000 mètres, dont le plus haut est le Damavand (5671 m), le point culminant du pays. La traversée de l’Alborz par la route permet non seulement de voir des paysages spectaculaires, mais d’apprécier la rapidité avec laquelle se fait la transition d’un climat désertique à un climat presque sub-tropical. Quelque soit l’itinéraire choisi pour traverser la montagne, les impressions sont puissantes à l’entrée dans la plaine. La côte caspienne est une destination de week-end et de vacances très prisée des Iraniens, surtout des habitants de la capitale. Les forêts et les montagnes de la région se prêtent à de belles randonnées. Ici, il ne faut pas chercher de vestiges archéologiques intéressants; on va au nord pour voir l’Iran verdoyant!

Racht

Racht est la capitale de la province de Guilan. C’est autour de la grande plaine du delta du Safid Roud, la plus vaste du littoral caspien, que s’est constitué l’unité régionale du Guilan. La province occidentale de Guilan (littéralement, le pays des Guils) est très montagneuse et la population est concentrée autour de Racht, la ville la plus active et la plus peuplée de la côte caspienne.

     Racht connut l’apogée de sa prospérité à la période qadjar (1795-1925) grâce au commerce avec la Russie. La proximité de la Russie a eu une certaine influence sur l’histoire du Guilan. Avec 1800 mm de précipitations, Racht est la ville la plus humide du pays. Les habitants du Guilan parlent le guilaki, un dialecte persan. Sans grand attrait, Racht est le point de départ idéal pour sillonner les environs, surtout Massouleh (57 km) et Bandar-é Anzali (33 km).

En dehors du riz, la grande ressource traditionnelle du Guilan était la production des cocons de soie, une activité maintenant fort réduite. Le Guilan est célèbre pour ses rizières, ses oliveraies (autour de Roudbar) et ses plantations de thé (autour de Lahidjan). Mais le produit le plus renommé de la région est sans doute le caviar, la perle noire. La pêche est plus ou moins pratiquée sur toute la rive sud de la Caspienne. Les pêcheries du Guilan furent considérablement développées par les Russes au 19e siècle.

Bandar-é Anzali

      Le port principal de la mer Caspienne est Anzali, situé à 33 km de Racht. C’est à partir de la fin du18e siècle que le commerce, désormais russe, fixe son point d’ancrage à Anzali. Les Russes, décidés à régner en maîtres sur le commerce en mer Caspienne, établirent un comptoir commercial à Bandar-é Anzali, profitant ainsi de la situation exceptionnelle de ce port. La ville connut alors un véritable essor et devint le grand port du sud de la Caspienne. Anzali a encore aujourd’hui des activités commerciales avec les Etats de l’ancienne Union soviétique. Le principal attrait d’Anzali est sa lagune qui est l’une des régions les plus importantes de l’Iran pour le passage d’oiseaux migrateurs. Anzali possède une grande usine de production de caviar, gérée par la “Compagnie iranienne de la pêche”.

Les attractions secondaires du Guilan :

Le mausolée de Cheïkh Zahed (Lahidjan)

Les champs et les fabriques de thé (Lahidjan)

Le musée de l’histoire du thé d’Iran (Lahidjan)

La télécabine de Lahidjan

Le mausolée de Seyed Djalal-é Din, lieu de pélerinage le plus important de la région caspienne (Astaneh-é Achrafiyeh)

Le bazar des poissonniers (Anzali)

L’atelier de photos de Mr. Koutchakpour (Anzali)

La forteresse de Roudkhan (Fouman)

Sari

Sari est la capitale de la province de Mazandaran. Dans sa partie occidentale, le Mazandaran ressemble passablement au Guilan. Cependant, le climat devenant plus sec au fur et à mesure que l’on progresse vers l’est, les cultures changent, les champs de blé, les arbres fruitiers et les agrumes remplacent peu à peu le thé. Aujourd’hui, grâce à la liaison routière avec Téhéran, l’ouest du Mazandaran comprend deux des destinations favorites des habitants de la capitale pour leurs vacances: Ramsar (célèbre pour ses stations balnéaires et ses paysages naturels), Tchalous (réputée pour sa route impressionnante). Une très belle route de montagne relie Tchalous à Téhéran (195 km). La route qui s’élève en lacets, procure de magnifiques points de vue sur les montagnes et les vallées.

Les monuments de Mazandéran ne présentent pas un grand intérêt archéologique pour les touristes de passage. Il s’agit surtout de quelques tours funéraires typiques de la région.

Le mausolée de Mir Heydar-é Amoli (Amol)

Le mausolée de Mir Bozorg (Amol)

Imamzadeh Qassèm (Amol)

Le musée de Babol (pas indispensable)

La maison et le hammam de Golbadi (Sari)

Le musée de Tamachagah-é Khazar (Ramsar) (pas indispensable)

A Sari, il y a des tours funéraires dont le meilleur pour le moment est l’imamzadeh Abbas.

Le village de Jannat Roudbar (Ramsar)(incontournable)

Gorgan

     Gorgan est la capitale de la province de Golestan. La province orientale de Golestan est géographiquement plus variée que le Guilan et le Mazandaran. Cette zone a été, de par sa géographie, ouverte aux courants venus de l’Asie centrale. Le Golestan s’élargit considérablement à l’est pour rejoindre la vaste steppe turkmène qui s’étend jusqu’en Asie centrale. A partir de la baie de Gorgan et de Bandar-é Torkaman (port Turkmène) s’ouvre une large plaine fertile, prise entre les montagnes au sud et le Torkaman Sahra au nord.

     Autrefois, Gorgan occupait une position clé dans cette zone frontière entre les plaines côtières fertiles aux populations sédentaires et ces étendues de steppes, terre des Turkmènes nomades, aujourd’hui sédentarisés mais bien présents. Gorgan devint une étape caravanière importante et le grand marché des Turkmènes nomades, le lieu de rencontre de deux modes de vie opposés.

    Mais cette position lui a également valu d’être la cible des nombreuses incursions armées des Turkmènes, particulièrement au 19e siècle. Malgré le nombre important de Turkmènes qui s’y sont installés, Gorgan présente un caractère plutôt iranien.

     Sans grand intérêt, Gorgan vaut surtout pour ses environs qui offrent des particularités qu’on ne retrouvera nulle part ailleurs en Iran. Les paysages les plus frappants de la région sont les forêts denses de Nahar Khoran et la steppe des Turkmènes, immense tapis d’herbe qu’il faut voir au printemps, déployant jusqu’aux limites de l’horizon son vert intense. Le monument le plus important de la région est Gonbad-é Kavous (dôme de Kavous), la plus spectaculaire de toutes les tours funéraires de l’Iran, situé à 93 km de Gorgan.

Les visites secondaires du Golestan :

Les maisons traditionnelles (Gorgan)

Le Bazar (Gorgan)

La mosquée du Vendredi (Gorgan)

Le marché de lundi (Bandar-é Torkaman)